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Une ferme au pied des tours

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Ferme urbaine. À Colombes, au pied des tours du quartier des Fossés-Jean, se trouve un îlot de verdure. Une utopie urbaine, une idée verte, un souffle. Derrière la porte grillagée s’étirent 3000 mètres carrés de terrain. L’Agrocité, c’est une ferme urbaine, partagée et autogérée.

Surplombé d’un bâtiment de bois clair ouvert sur l’extérieur, le terrain offre un contraste tout en couleurs aux étendues de béton qui l’entourent.

Une respiration écologique et sociale. L’Agrocité est l’une des composantes du projet R-urban, créé par l’association Atelier d’architecture autogérée (AAA), qui a pour but de créer un “réseau de résilience” (autosuffisance, production et recyclage à échelle locale), de mettre en place des circuits courts, et surtout d’impliquer au maximum les habitants de la ville.

Situé au cœur d’un quartier classé ZUS (zone urbaine sensible), le projet a pour ambition de réintroduire la nature dans la ville et d’offrir un espace de respiration écologique et sociale.

Pour écouter Frédéric-Farid Sarkis, conseiller municipal à Colombes, présenter le projet R-urban, cliquez sur le point d'interrogation à droite de votre écran.

 

“On a créé du bonheur”

Frédéric-Farid Sarkis est conseiller municipal à Colombes, chargé de l’économie sociale et solidaire. Élu du groupe Europe Écologie-les Verts, il soutient les initiatives solidaires, écologiques et durables. Il a porté le projet R-urban à la mairie depuis le début. Il croit fermement que le changement de société passe par l’implication citoyenne.

Introduction

Échanger les savoirs. C’est un lieu de vie et de travail, trente-quatre parcelles potagères pour les riverains, une surface de maraîchage expérimental gérée par l’association AAA, des espaces dédiés au compostage, et, bientôt, un poulailler et des ruches.

Une bâtisse mobile, tout en matériaux récupérés, abrite des ateliers où s’échangent les savoirs, les cultures, et les histoires.

Habitants curieux, citoyens engagés, jardiniers patentés, écolos en goguette et intellos concernés se croisent, discutent et partagent dans les allées du jardin ou sous la tonnelle centrale.

Utopistes concrets. C’est l’histoire de Benoît, Catherine, Lyne, Margarida, Margaux, Yvon, et de tous ceux qui font exister ce lieu, se l’appropriant petit à petit, pour, un jour, le gérer par eux-mêmes.

Rencontre avec ces cultivateurs de bonheur, ces profiteurs de l’instant, ces utopistes concrets, qui, plus qu’une vision du monde, expérimentent une façon de vivre la ville plus intégrée, plus résiliente et, en fin de compte, plus naturelle.

Pour en savoir plus sur AAA, cliquez sur le point d'interrogation à droite de votre écran.

 

AAA, une architecture militante.

L’Agrocité n’est que la partie émergée du projet R-urban imaginé par Constantin Petcou et Doina Petrescu, de l’association Atelier d’architecture autogéré (AAA). Fondateurs des jardins collectifs Ecobox et Passage56 à Paris, les deux architectes explorent de nouvelles voies de développement durable à l’échelle locale et à la dimension citoyenne. Ils ont trouvé à Colombes le partenaire idéal pour développer un projet à grande échelle.

Ce programme d’écologie urbaine est complété par deux autres unités sur le territoire de Colombes : Recyclab, une unité de retraitement des déchets verts, et Écohab, un éco-habitat participatif qui devrait sortir de terre au second trimestre 2014.

Qu’est qu’un architecte militant pour vous ?
Doina Petrescu : Un architecte militant, c’est une personne qui veut changer le monde ou quelque chose dans le monde et qui met tout son savoir au profit de ce changement, et surtout qui veut le faire avec ces concitoyens. Nous essayons d’avoir cette démarche dans tous nos projets.

Pourquoi avoir créé l’atelier d’architecture autogéré (AAA) ?
Constantin Petcou : Nous avons créé AAA en essayant d’avoir une pratique professionnelle et citoyenne militante pour répondre à des problématiques de quartier auxquelles un cabinet d’architecture traditionnel ne sait plus répondre. Nous voulions impliquer les citoyens dès le départ du projet ce qui était très atypique quand nous avons commencé en 2001.

Pourquoi tenez-vous autant à impliquer les citoyens dans vos projets ?
Doina Petrescu : L’implication citoyenne est pour nous une condition préalable. Nous voulons ouvrir la pratique architecturale et urbaine aux habitants de la ville. Nous considérons que la ville ne peut être transformé sans l’apport de ses habitants. Nous essayons de mettre en place une véritable participation qui donne aux citoyens les moyens de vraiment prendre en charge la gestion et la transformation de l’espace en fonction de leurs besoins. Pour cela, il faut éduquer les populations, il y a un processus de maturation et cela prend du temps. C’est pour ça que nos projets dure 4 ou 5 ans.

Introduction

Comment lire ce plan interactif ?
Pour découvrir l'organisation de l'Agrocité, faites glisser votre souris sur les différentes zones du jardin.

Plan Agrocité

Les mains
dans la terre

Au fil des saisons. Salariée du projet R-urban, Margaux fait chaque jour trois heures de trajet en transports en commun pour rejoindre l’Agrocité. C’est le bonheur pour cette jeune femme de 29 ans, qui peut travailler la terre sans discontinuer, suivre le fil des saisons, et mettre en pratique les apprentissages de sa formation en agro-écologie. À la ferme, elle s’occupe de la partie maraîchère, de la gestion des ateliers, de la répartition des parcelles partagées. Mais ce qu’elle préfère, c’est discuter avec les jardiniers amateurs, apprendre de nouvelles méthodes de culture, et transmettre son savoir.

Chapitre I : Les mains dans la terre

“J’ai été trop
déconnectée
de la nature”

Margaux

Respecter le rythme des saisons.
Sa silhouette courbée se détache au fond du jardin, entre deux sillons de terre. Fine et menue, queue de cheval et bleu de travail, Margaux creuse, bêche, bine, se baisse, plante, se relève, s’échine, qu’il vente ou qu’il pleuve.

En charge de la partie maraîchère de l’Agrocité, elle détermine, chaque jour, les meilleures pratiques de culture, sans chimie ajoutée et en harmonie avec son environnement direct : la ville. Elle pratique l’agro-écologie, et cultive son potager en respectant le rythme des saisons et la biodiversité.

Née en région parisienne, Margaux trouve qu’elle a été “trop déconnectée de la nature”. Diplômée en agro-développement, c’est-à-dire l’agronomie pensée pour les pays en développement, elle fait quelques stages dans le social, avant de travailler. Mais sans mettre les mains dans la terre.

Les usagers au cœur de la ferme. Trois ans plus tard, le besoin du contact avec la terre est de nouveau là. Elle intègre alors une formation d’animateur en agro-écologie chez Terre et Humanisme. Elle peut alors concilier l’agriculture et les interactions sociales, les techniques agro-écologiques et leur transmission.

En sortant de sa formation, elle voulait participer à un projet autour du compostage (recyclage des déchets organiques) ou d’un jardin écologique. De contact en contact, elle rencontre les architectes d’AAA, et est embauchée à l’Agrocité. Ici, elle travaille la terre, et elle cultive les relations humaines.

 

La résilience urbaine

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Margaux

Une histoire sans parole. Margaux n’est pas toute seule. Les usagers, qu’ils soient habitués ou occasionnels, lui prêtent main forte régulièrement. Comme ce vieil Algérien coiffé d’un turban blanc et vêtu d’un long manteau noir, qui vient depuis trois jours, juste donner un coup de main. Il ne parle pas français. Histoire sans parole, mais une culture commune : la terre.

C’est la conception de Margaux : la nature comme vecteur de lien social. Spectatrice discrète, elle observe les jardiniers de l’Agrocité discuter de leurs pratiques, s’échanger graines, fruits, légumes, fleurs et recettes de cuisine.

Un prétexte pour échanger. Le jardin est surtout “un prétexte pour rire, discuter, échanger”. Pour Margaux, les usagers sont les racines de la ferme. “Sans eux, le projet n’est rien”, affirme-t-elle. Elle croit dur comme fer à un futur autogéré. Si AAA est encore très impliqué dans la gestion et le développement, l’objectif à terme est d’assurer une autosuffisance économique qui permettra de s’affranchir des financements publics et associatifs.

Pour cela, il y a le projet de créer un magasin non consumériste pour vendre la production maraîchère, les produits transformés (conserves, confitures,etc.) ou le compost. Mais cela ne verra le jour qu’à l’aune de l’appropriation de l’Agrocité et des pratiques résilientes par les habitants.



Margaux

Timelapse

La terre
nourricière

Points de repères. Ce sont les piliers de l’Agrocité. Margarida, Lyne et Catherine sont là tous les jours, sont de toutes les activités. En fonction de leur emploi du temps, de leur humeur, de leurs envies, elles passent de simple utilisatrice à animatrice d’ateliers. Habitantes du quartier, l’une est chômeuse, les deux autres retraitées. Les trois femmes ont trouvé ici la part de nature et de camaraderie qui manquait à leur quotidien. Et elles l’admettent, elles ne se seraient probablement jamais parlé sans l’Agrocité.

Chapitre II : La terre nourricière

Havre de paix. Margarida, Lyne et Catherine sont l’incarnation de la participation citoyenne, au cœur du projet R-urban. L’idée que seule l’appropriation par les habitants pourra faire fonctionner le lieu sur le long terme. Ici, on mise tout sur l’autogestion, et elles l’ont bien compris. Elles s’emparent du projet, accompagnent les nouveaux arrivants et ceux qui ne font que passer, servent de point de repère aux habitués de la ferme.

Pour Catherine, l’Agrocité est un “havre de paix” où elle peut venir jardiner mais aussi lire, rêver, et surtout rompre sa solitude. Au chômage depuis trois ans, elle y oublie sa situation, apprend à “connaître les gens”.

“Un coin de verdure entre toutes ces tours” Retraitée depuis six ans, Lyne vient à l’Agrocité depuis son ouverture. Elle s’est prise au jeu des rencontres, de la découverte des autres cultures. Aujourd’hui, en plus de sa parcelle, elle anime des ateliers de tricot et de cuisine, s’interroge sur la “condition humaine” et sur la façon de vivre des gens qu’elle rencontre. “La nôtre n’est pas forcément la meilleure.”

Margarida, ce qu’elle aime, ce sont les fleurs : “Planter des fleurs, et voir au bout de trois mois le bouton éclore, c’est un enchantement”. Émigrée portugaise, elle trouve à l’Agrocité un petit coin de verdure “entre toutes ces tours”, qui lui rappelle son enfance et la parcelle que sa mère cultivait. Elle anime une fois par mois un atelier de crochet, sa passion.

Souvent assises à la table ronde, elles papotent, tricotent, cuisinent. Leurs discussions donnent au lieu un supplément d’âme. Elles s’investissent sans compter, leur jovialité en partage.

Les piliers de l'Agrocité

Une question solidaire. Et puis il y a les “amapiens” qui viennent tous les jeudis soirs. Une Amap, c’est une association pour le maintien de l’agriculture paysanne. Un groupe de consommateurs qui s’associe avec un producteur agricole pour acheter une partie de ses récoltes. Les consommateurs payent d’avance leur panier hebdomadaire pour un mois, un trimestre ou un an, assurant ainsi une continuité de revenus au producteur.

Chaque semaine, Loïc, agriculteur à Beauvais, convoie son précieux chargement à l’Agrocité. Le prix du panier est déterminé en accord avec le producteur : suffisamment élevé pour qu’il puisse dégager une petite marge, et suffisamment bas pour que les utilisateurs les plus modestes puissent en profiter.

Être “amapien”, c’est pour certains ne venir que le jeudi soir, prendre son panier et discuter quelques minutes. Pour cette utilisatrice qui vient pour la première fois, c’est une “question solidaire”. Il vaut mieux “faire travailler un producteur pas loin de chez soi que de faire ses courses chez Leclerc.”

Soutenir les petits producteurs.
Pour d’autres, comme Kamel, Patricia, Catherine, Marie ou Samira, l’Amap vient s’ajouter à leur investissement dans l’Agrocité. Elle permet de découvrir de nouveaux produits, de nouveaux goûts, tout en mangeant sainement.

Être “amapien”, c’est faire d’une pierre trois coups : soutenir une agriculture raisonnée et les petits producteurs, mieux manger, et partager un moment chaleureux. C’est là que s’échangent les bons plans, les conseils de jardinage, les recettes de cuisine, un peu de pédagogie autour du compostage aussi, et plus largement une réflexion sur l’engagement de chacun dans une écologie locale.

À l'Amap

Les pieds
sur terre

Doux rêveurs. Le premier est un passionné de nature, le second est un éco-citoyen accompli. Les deux hommes sont des moteurs de l’Agrocité. Yvon et Benoît partagent une vision naturaliste de la vie, l’envie de faire avancer les pratiques écologiques en milieu urbain, et la certitude que si chacun fait sa part, on peut avancer collectivement.

Chapitre III : Les pieds sur terre

"Il faut favoriser
les circuits courts"

Yvon

Réinventer l’eau chaude. Quand Yvon parle de recyclage et de compostage, tout semble très simple. Pédagogue et bavard, il est sur le point d’animer sa première formation de maître composteur à l’Agrocité. Cet ancien journaliste a toujours été passionné par la nature. Pour preuve, il a vécu en Amazonie, où il a pu constater de très près la complexité des écosystèmes et les inventions fascinantes de la nature. Il a vite compris le principe : “Tout ça est conditionné par la nature du sol”.

Une terre vivante. Le compostage n’est pas une idée neuve. Il s’agit juste d’imiter la nature. Pour Yvon, “l’écologie, c’est réinventer l’eau chaude”, retrouver les pratiques de nos grands-parents. En séparant de la poubelle les déchets organiques (épluchures, fleurs, herbe, bois, carton, tissu en fibres naturelles, marc de café, etc), en les réunissant dans un bac et en laissant reposer quelques mois, on obtient du compost. Un fertilisant riche et naturel. Une terre vivante et saine, que l’on peut réutiliser dans un potager, un bac de fleurs ou un jardin.

La spécialité d’Yvon, c’est le lombricompostage. L’utilisation des vers, véritables usine de retraitement des déchets,pour booster la production de compost. Il est intarissable sur les bienfaits de cette pratique. En effet, une poubelle est composée d’un tiers de déchets organiques, ce qui à l’échelle d’une année correspond à une centaine de kilos par personne.

 

Yvon

Humus. Le compostage de ces déchets représente donc une pratique vertueuse pour le jardin et une économie potentielle pour les collectivités, avec la réduction des coûts de collecte. De plus, pour Yvon, l’incinération de déchets organiques composé à 95% d’eau confine à l'ineptie.

Il fait les choses par passion, Yvon. Et quand il en a fait le tour, il passe à autre chose. Alors, après le journalisme est venu le temps du compost, qui lui permet d’être indépendant, et de concilier ses deux amours, la nature et les humains.

Un peu poète, il rappelle souvent que le terme “humus” désigne la terre, mais est aussi la racine du mot “humain”.

Terrain de jeu. Sa rencontre avec AAA et l’Agrocité lui a offert un terrain de jeu inestimable. Il y a fabriqué plusieurs bacs à compost qui permettent de fertiliser la partie maraîchère et les parcelles partagées. Échange de bon procédé : les utilisateurs qui viennent déposer leurs déchets dans les bacs collectifs peuvent repartir avec leur compost haute qualité.

Convaincu qu’il faut “rechercher l’autonomie et favoriser les circuits courts”, Yvon est devenu maître composteur pour pouvoir partager sa passion, et pour “améliorer les choses”.

En créant une collecte de proximité, un espace d’apprentissage des bonnes pratiques et un lieu de formation, il essaime ses idées vertes et respecte son adage : “Il ne faut pas être avare de son savoir”.

 

Le cycle du compost

Yvon

Compost

“On vit mieux
en étant idéaliste”

Benoît

Un citoyen engagé. À l’Agrocité, on l’appelle l’idéaliste. Il a un côté gamin, Benoît, malgré ses 47 ans ; voix douce, posée, sourire généreux. Il habite Colombes depuis des années. Sous le coup d’un plan social chez Lagardère Active, il espère pouvoir partir avec un chèque et se tourner vers ses centres d’intérêt premiers.

Il se définit comme un citoyen engagé, et le prouve : membre d’une Amap depuis sept ans, fondateur des jardins partagés d’Audra à Colombes, membre d’un club Cigale, qui réunit des investisseurs pour financer des entreprises de l’économie sociale et solidaire, représentant au conseil de quartier et écrivain public, Benoît est un cumulard.

“Être acteur de sa vie sociale”. L’éco-citoyen milite au quotidien pour un mode de vie plus simple, plus intégré et moins polluant. Son besoin d’engagement est clair : on ne peut pas rester passif, dit-il, “il faut être acteur de sa vie sociale, de sa ville, de son quartier.”

Son éloge de la lenteur et du partage trouve un écho à l’Agrocité, où il donne un coup de main à Yvon, participe aux ateliers cuisine, discute avec les jardiniers. Parce qu’il pense que c’est en changeant de petites choses qu’on peut faire avancer les grandes.



Benoît

Mutualiser le quotidien. Adepte de la mutualisation, il est convaincu qu’un mode de vie plus résilient est possible, sans être forcément plus contraignant. Il n’en démord pas, et va tenter avec sa famille l’expérience de l’Écohab. Une habitation d’un nouveau genre, imaginée par AAA, qui sera écologique et participative.

L’idée : mêler logements sociaux et propriétaires, offrir une résidence aux étudiants et artistes de passages, et mutualiser espaces de vie et outils du quotidien.

Une aventure humaine. Réduire l’empreinte écologique, mais aussi repenser la façon de vivre ensemble : une machine à laver pour tous, un atelier commun, une salle de fête pour vivre ensemble… Pour Benoît, vivre à l’Ecohab serait avant tout une aventure humaine.

Selon lui, les initiatives citoyennes dans ce sens fleurissent à Colombes, mais aussi dans toute la France. Il n’a pas de certitudes quant à la diffusion de ce modèle, mais garde l’espoir que ces initiatives locales finiront par résonner à une échelle globale.

Parce que l’idéalisme n’est pas un gros mot pour Benoît. Il plaint les gens qui ne comprennent pas qu’en étant idéaliste, “on vit bien mieux”.

 

Ecohab

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Benoît

Quel que soit le terme envisagé : écologie ou développement durable, les pouvoirs publics seuls ne peuvent avoir qu’une influence limitée sur les comportements écologiques individuels.

La résolution des problématiques environnementales devra passer par une plus grande implication citoyenne.

Le projet R-urban à Colombes montre que des citoyens engagés peuvent changer les choses à l’échelle locale. Par leurs actions quotidiennes, les membres de l’Agrocité révèlent un mode de vie plus juste et plus naturel.

Réintroduire la nature en ville, c’est récréer du lien social. Et réduire son empreinte écologique revient à vivre mieux ensemble, demain.

"Les limites qu'impose - par sa constitution même -
la planète Terre rendent irréaliste et absurde
le principe de croissance économique infinie.”
Pierre Rabhi

Supergreen clôture

Un reportage immersif de Philippe Alleaume, Caroline Izoret-About et Clément Mahoudeau. Remerciements. Agrocité : Margaux, Benoît, Yvon, Catherine, Lyne, Margarida, Kamel et tous ceux qui nous accueilli et accordé de leur temps avec bienveillance. AAA : Constentin Petcou et Doina Petrescu. Mairie de Colombes : Frédéric-Farid Sarkis. EMI : Gilles Collignon, Henri Grinberg et Marc Mentré. Module : les Choux.
Pour en savoir plus : R-urban.net

Crédits / remerciements