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PRÉSENTATION DE MANU CAVEMAN

Emmanuel, dit Manu Caveman, 40 ans, professeur d'anglais. Habite Paris 18ème. Inscrit sur le site couchsurfing.com depuis 2009. Actif depuis 2011. A reçu 293 couchsurfeurs de 63 nationalités.

C’est lors d'un voyage en Australie en 2008 que Manu rencontre deux Américaines qui voyagent de canapé en canapé, s’invitant au domicile d’autochtones. Il trouve le concept génial mais ne retient pas le nom du site. C'est finalement en écoutant un reportage sur France Inter à propose de couchsurfeurs bretons qu’il en entend parler pour la première fois. Aussitôt, il se crée un profil et commence à recevoir ses premiers hôtes.

« Je pratique le couchsurfing à ma façon depuis toujours mais l’interface 2.0 a permis de multiplier et simplifier les interactions. »

Sa copine de l'époque était plutôt réfractaire à cette idée. C’est en partie pour cette raison que leur couple n’a pas fonctionné. Désormais Manu vit seul. Il a choisi d’habiter un appartement apte à recevoir. Et il n’est pas prêt de faire marche arrière. Si il devait se lancer à nouveau dans une relation avec une fille, elle devra accepter ce mode de fonctionnement.

« Le couchsurfing, c'est pas fait pour tout le monde. Pour certains, il est inconcevable d'héberger ou de se faire héberger par des inconnus. »

Paradoxalement, depuis, Manu voyage beaucoup moins, bien qu’il ne manque pas d’opportunités. Joignable uniquement via la messagerie du site couchsurfing.com, il refuse d’utiliser un téléphone portable ou même un fixe, d’où son surnom "d'homme des cavernes". En revanche, il sort bien plus, car le réseau offre de multiples propositions. De fait, il a redécouvert sa propre ville.
« Quand on fréquente le même cercle d'amis à Paris, on a tendance à se retrouver toujours aux même endroits tandis que lorsqu’on héberge un étranger, on a envie de lui faire découvrir des lieux, de l'accompagner lors de visites originales… » D’ailleurs, il arrive souvent que ce soit les voyageurs eux-même qui lui fassent découvrir un lieu dont il ignorait l'existence.

« Je voyage beaucoup moins car le monde entier vient à moi »

Une bonne façon de voyager sans bouger de son canapé. Manu accueille dans quelques heures Huiqin Liu (Cherry), sa 294ème couchsurfeuse, en provenance de Shanghai.

 

L'historique du couchsurfing

Le terme de « couchsurfing », de l'anglais « couch » (canapé) et « surfing » (navigation) se traduit par « passer d'un canapé à l'autre ». On peut y voir également une allusion au surf sur internet, pour trouver un canapé où dormir.

Suite à un voyage en Islande en 1999, l'américain Casey Fenton contacte par liste de diffusion des étudiants de l'université de Reykjavik. L’idée est de demander à être hébergé gratuitement, tout en pouvant rencontrer des habitants de la région. Le nombre impressionnant de réponses positives le persuade qu'il existe une communauté de personnes pensant autrement le voyage, plus centrée sur l'humain.

En 2004, il cofonde l'association Couchsurfing avec Daniel Hoffer, Sebastian Le Tuan et Leonardo Bassani da Silveira. L'hébergement est la base de couchsurfing, que ce soit pour recevoir ou être reçu. Dans le jargon, un « surfeur » est celui qui est reçu. Le concept repose sur la gratuité du logement. Cependant, cela va plus loin qu’un simple dépannage pour quelques nuits. Il propose une vraie philosophie de vie, puisqu’il permet de créer des échanges interculturels, une solidarité via sa communauté, et des rencontres à moindre coût.

À chacun son « event »

Les rencontres locales sont aussi largement encouragées et consacrées à un pays, une région ou une ville. Comme sur les sites de rencontre, le couchsurfing fonctionne selon le principe des affinités électives. Amateurs de cinéma, promenade ou musique fondent des « groups » et organisent des « events » dédiés à leur passion.

Les plus populaires sont ceux consacrés à l'apprentissage des langues et la découverte de Paris, mais on trouve aussi des soirées à thèmes : jeux de société ou quiz avec vodka à la clé, des randonnées nudistes... Il existe aussi des groupes thématiques consacrés à une activité ou une passion.

SÉLECTION D'UN COUCHSURFEUR

Manu en 4"

« Je choisis une personne qui ne cherche pas qu'un lit gratuit. »


 

« J'aime accueillir des couchsurfeurs aux profils variés. »


 

« A peine arrivé, il a commencé à demander au lieu de communiquer. »


 

« Je respecte la façon de dire bonjour de chaque couchsurfeur. »


 
 

Les chiffres du couchsurfing

Selon les statistiques de 2011, l’anglais est parlé par 71% des couchsurfeurs, du plus faible au meilleur niveau de langue. Suivent le français à 18%, l’espagnol à 17% et l’allemand à 15%.

L’âge moyen des couchsurfeurs est de 28 ans.

Les langues proposées sur le site Couchsurfing.com sont l’anglais, le français, l’espagnol, le chinois, le portugais brésilien, l’italien et le polonais.

Paris, reine des couchsurfeurs !

La capitale française est celle qui compte le plus grand nombre d'adeptes. Cela s'explique par plusieurs raisons :

Paris est une des villes —si ce n'est la ville— la plus touristique du monde (première destination mondiale en 2014 avec 27 millions de visiteurs).

Elle accueille également de nombreux étrangers, étudiants ou expatriés.

Tout y est concentré. Avec sa surface réduite (respectivement 12 et 15 fois inférieure à celle de New York et Londres), il est aisé de s'y retrouver. Paris propose aussi un large choix de visites culturelles.

Les valeurs du couchsurfing

La communauté internationale des couchsurfeurs cherche à partager et créer des relations riches et constructives. Dans le respect des cultures, les valeurs de la communauté seraient de :
- partager le quotidien; les expériences
- créer des liens afin de rencontrer le plus de diversités possibles et s’épanouir
- rester curieux pour partager et apprendre des expériences des hôtes et des couchsurfeurs.

ARRIVÉE DE CHERRY

19:00

Il fait froid mardi soir. Cherry, la couchsurfeuse de Manu, ne devrait plus tarder. C’est une femme souriante au visage fin et jeune qui arrive en bas de l’immeuble de son hôte. Cheveux courts à la garçonne, une doudoune bleue et un pantalon noir traînent avec difficulté une énorme valise.

Après une montée de cinq étages, c’est un Manu tout sourire et très amical qui lui ouvre sa porte, lui aussi en attente d’un geste de la part de Cherry pour savoir quoi faire en signe de bienvenue. Dans le respect des traditions, us et coutumes étrangères, il attend que sa
« guest » lui fasse un signe.

ACCUEIL PAR MANU

19:06

Visite rapide du petit appartement de Manu, où des livres empilés un peu partout côtoient les souvenirs et petites attentions laissés par ses couchsurfeurs. La cuisine-salle à manger-chambre d’amis est dégagée pour pouvoir déguster le « repas français » organisé. La couchsurfeuse n’aura qu’à replier et pousser la table à manger pour étendre un matelas sur le sol.

À peine arrivée, Cherry ouvre sa valise pour donner son cadeau à Manu : des snacks sucrés et salés typiques de Shanghai. Ce soir, c’est flammekueche, salade, fromages, pain et vin rouge, histoire de faire découvrir les traditions culinaires françaises. Cherry fait connaissance avec Manu. Elle tient à lui faire goûter ses snacks avant de passer à table. Texture étrange, goûts originaux, parfois similaires à certains légumes ou épices en France, tout y passe. Énorme fève marron au goût de châtaigne, friture sucrée se rapprochant des oreillettes, pâte de riz et crème de sésame rappelant le gingembre, cacahuètes épicées, Manu explore à tâtons la gastronomie chinoise.

DÎNER FRANÇAIS 1

19:45

Manu initie Cherry au débouchage d’une bouteille de vin. Peu sûre d’elle, elle n’ose pas forcer sur le tire-bouchon. Le « plop » du liège la fait sourire. Elle n’est pas habituée à boire de l’alcool, mais se laisse tenter par un verre qu’elle finira volontiers. Manu découpe fièrement devant elle sa flammekueche, en en expliquant l’origine et la composition.

Place au dessert. Le goût prononcé des deux bries amenés pour l’occasion fait froncer du nez la couchsurfeuse. Elle étale son fromage comme du beurre sur son pain, en une couche très fine. Manu sourit, lui qui est habitué à avoir une certaine quantité de fromage sur le pain. Le repas se poursuit. Manu apprend un peu plus à connaître son invitée. Échanges sur les traditions culinaires, la fréquence et la composition de nos repas, nos us et coutumes.

Manu parle très vite en anglais, mais arrive à faire des blagues durant les conversations. Il fait tout pour mettre à l’aise sa « guest ». Il lui résume nos coutumes, les stéréotypes à notre propos : « Les Français parlent tout le temps de nourriture, même lorsqu’ils mangent, ils discutent du plat qu’ils dégusteront le soir même ». Manu est quelqu’un de sensible et gentil avec Cherry, toujours prêt à rire. Elle, toujours souriante et ouverte aux conversations.

Cherry annonce qu’elle a déjà acheté la plupart des ingrédients —introuvables en France— pour son dîner chinois prévu jeudi. La moitié de sa valise est remplie de nourriture, apportée pour l’occasion. Manu avait prévenu par mail : « Si vous voulez me faire un cadeau, amenez moi de la nourriture ou des boissons, que je puisse découvrir de nouvelles choses et les partager avec mes amis ».

DÎNER FRANÇAIS 2

La flammekueche engloutie et appréciée, la table débarrassée, Manu montre à Cherry la douche, les WC, la cafetière, et lui explique comment il fonctionne lorsqu’il accueille des couchsurfeurs. Il n’a pas de téléphone, elle devra donc passer par mail pour le contacter durant la journée en cas de besoin. Puisqu’il part travailler tôt, il lui montre où il range ses clés pour qu’elle puisse récupérer du « jetlag » le lendemain matin.

Ce soir, il l’emmène au Belushi’s, un bar dédié aux couchsurfeurs qui s’y retrouvent tous les mardis soir. Dans le métro, Cherry est pleine de questions. Manu lui explique comment fonctionne le métro, où les lieux touristiques qu’elle veut voir se trouvent sur une carte, l’histoire du quartier Simplon où elle loge pour trois nuits. Elle lui pose beaucoup de questions sur lui : religion, préférences culturelles, éducation parentale, système scolaire, situation professionnelle. Cherry lui confie qu’elle adorerait visiter le Louvre et le musée d’Orsay. Faute de temps, elle devra choisir ses activités.

SOIRÉE AU BELUSHI'S

21:30

Comme tous les mardis soir, Manu se rend au « Belushi’s », un vaste pub faisant face au parvis de la Gare du Nord, au sein duquel se réunissent chaque semaine couchsurfeurs, français et étrangers. Ici, où pas moins de trente nationalités se côtoient, on parle l'anglais, le polonais, le portugais, le chinois, l'arabe ou le javanais... Le français très peu. Les quelques autochtones présents sont aussi là pour s’exercer à la pratique des langues étrangères.

Gare du Nord, Cherry retrouve au pub Manu, qui n’hésite pas à la présenter au reste des couchsurfeurs présents. Pas timide, elle s’avance vers l’organisateur qui lui colle un sticker avec son nom et sa nationalité. Ainsi étiquetée, on sait désormais en quelle langue s'adresser à elle.

Cherry semble très à l’aise. À Shanghai, elle est une habituée des soirées internationales. Ce n’est donc pas nouveau pour elle. Et puis elle a déjà repéré quelques compatriotes avec lesquels elle s’est lancée dans une conversation animée.

En dépit de la fatigue due au voyage et au décalage horaire, Cherry est très sociale avec tous les convives présents. Elle était prévenue : sauf exception, Manu ne laisse pas ses hôtes seuls chez lui. « Question de sécurité ». De toute façon, il n'a qu'un seul jeu de clés. De temps en temps, entre deux pintes et une partie de billard, Manu jette un regard parmi les grappes de participants, afin de s’assurer que sa « guest » ne s’embête pas ou n’a pas d’ennuis. Cherry discute avec beaucoup de gens.

Elle ne boit presque rien de son demi de bière. Quelques heures plus tard, écroulée de fatigue, elle rentre avec Manu se reposer.

PETIT DÉJEUNER

08:30

Manu termine la vaisselle du dîner de la veille. Cherry prépare une recette de crêpes chinoises à base de farine de riz, d’une consistance assez proche de celle d’une omelette. La table est dépliée et dressée. Le café préparé. Le matelas est provisoirement rangé dans la chambre de Manu.

Cherry boit du café noir sans sucre. Elle commence par un croissant. Elle en trouve de très bons à Shanghai, tout comme des pains aux raisins ou des pains au chocolat. Elle n’est donc pas surprise. Ce qui l’étonne par contre, c’est de voir Manu tremper son croissant dans son café.

Chez elle, elle se lève en semaine à 6h 30. Elle prend son petit déjeuner tous les jours à 7h, en famille. Sa mère le prépare. Il est essentiellement composé de légumes cuits à la vapeur. Cherry ne boit ni thé, ni café. Elle n’a pas l’habitude de manger sucré le matin. À Shanghai, les plus jeunes, par contre, commence à adopter la mode occidentale. Ils prennent du café, du lait et mangent du pain.

A 9h 15, Cherry enfile son blouson. Elle se rend sur les Champs-Élysées et prévoit de retrouver Manu à 15h pour une visite guidée de son quartier : la butte Montmartre.

PRÉSENTATION DE CHERRY 1

Huiqin Liu a 42 ans. Elle a choisi Cherry comme pseudonyme. Elle vit à Shanghai, en Chine, avec son fils Han Han, âgé de dix ans. Ses parents habitent avec elle pour l’aider. Elle forme des professeurs en technologie de l’information.

Membre du site Couchsurfing depuis 2011, Huiqin Liu a déjà voyagé seule au Japon, en Australie et en Nouvelle-Zélande. Elle n’a pas la place de recevoir des couchsurfeurs chez elle, mais elle est toujours prête à rencontrer ceux qui sont de passage dans sa ville, dans un lieu à l’extérieur, pour leur donner conseils et informations. Elle a par exemple déjà organisé un repas dans un salon de thé chinois à Shanghai pour une famille de Nantais.

C’est la première fois que Huiqin Liu vient en France et en Europe. Elle est la seule parmi tout son groupe d’amis à voyager dans le monde en tant que couchsurfeuse. Ses amis la trouvent très courageuse de partir seule et de passer la nuit chez des inconnus. Son père n’est pas choqué par ce comportement. Sa mère est plus inquiète. Elle les contacte chaque jour par mail ou par téléphone.

PRÉSENTATION DE CHERRY 2

Elle a choisi Manu Caveman comme hôte, d’une part parce qu’il a 336 références positives sur son profil et d’autre part parce qu’il est âgé de 40 ans. Cherry préfère rencontrer des gens de son âge pour avoir plus de sujets de conversation avec eux.

Elle reste trois jours chez Manu, puis passe deux nuits à Paris chez un autre couchsurfeur. Elle part ensuite 12 jours en Italie, à Milan, Florence et Rome, avant de rentrer chez elle.

Huiqin Liu a choisi de voyager en tant que couchsurfeuse pour avoir le plus de contacts possibles avec les habitants des pays qu’elle visite. Parlant bien anglais, elle s’intéresse à tout, n’a pas peur de discuter avec des inconnus afin d’approfondir sa connaissance de la culture européenne, mais aussi d'apporter un savoir à ses interlocuteurs. Très demandeuse de connaître l’opinion des occidentaux sur la Chine, elle prend le temps d’expliquer les grands changements qui s’y sont produits depuis 30 ans.

VISITE DE MONTMARTRE 1

 

VISITE DE MONTMARTRE 2

 

VISITE DE MONTMARTRE 3

 

LES COURSES

18:45

Première étape pour le dîner chinois de ce soir, les courses. Dans sa valise, elle a apporté de Chine certains aliments introuvables en France. Au supermarché du coin, Cherry fait le plein des ingrédients indispensables à la préparation de son plat inspiré par sa province de Shanghai : sauce soja, vinaigre blanc… Au rayon primeur, elle demeure perplexe: « les clémentines, c’est sucré ? ».

PRÉPARATION DU DÎNER CHINOIS

19:15

DÎNER CHINOIS

21:00

Prenant pour prétexte la présence de Cherry, Manu organise chez lui un dîner chinois que sa « guest » devra réaliser.

L’invitation est lancée sur le site, ouverte à tous dans la limite des places disponibles (7 personnes, soit le nombre de sièges dont il dispose.)

Ce soir, c’est Cherry le chef, mais chacun est invité à mettre la main à la pâte. Dans l’étroite cuisine qui fait également office de salon et de chambre d’amis, on se répartit les tâches parmi les convives, qui ne tardent pas à arriver au compte goutte. L’Espagnol épluche les carottes, le Portugais s’occupe d’émincer la viande, la Monténégrine est en charge des cocktails…

Pour le dessert, Cherry avait tout prévu. De son paquetage, elle sort un sachet de poudre de riz et un pain de pâte de sésame et se lance dans la confection de “dumplings”, beignets asiatiques traditionnels.

Cette fois, tout le monde s’y met. Un concours est même lancé : à celui qui parviendra à réaliser une sphère parfaite, qui n’explosera pas à la cuisson ! Le dîner se déroule dans la bonne humeur. On se délecte, on trinque et on plaisante autour de plats chinois typiques : poulet et légumes grillés épicés, beignets à la crème de sésame, omelette à la tomate et au paprika, poulet aux cacahuètes sauce sichuan.

LES ADIEUX

08:00

Après quelques embrassades et de chaleureux remerciements, la porte de Manu se referme sur la silhouette de Cherry, telle une page qui se tourne. Leur rencontre fut brève mais les souvenirs qu’ils en conservent sont nombreux, et suffisent à les réjouir.

Vie privée

Manu parvient-il à conserver une vie privée ? Avec ce va-et-vient permanent et cette absence de « stabilité »... « Mais c'est ma vie ! » se défend-il, « et je l'aime comme elle est ». Se marier, fonder une famille, comme le font les gens « ordinaires »... Très peu pour lui ! Il ne s'attache pas en amour. Son bonheur à lui est ailleurs, et il en a bien compris la recette. Le couchsurfing est sa façon de vivre.

Si il n'a pas de « véritables » amis, et qu'il préfère l'intensité de contacts éphémères des couchsurfeurs aux relations aux longs-cours, son quotidien n’en n'est que plus insolite et sa vie sociale n’en demeure pas moins exaltante. Il se décarcasse durant le court laps de temps passé avec son couchsurfeur, mais considère que tout est fini une fois le séjour achevé et passe à autre chose. Il ne s'attarde ni ne s'attache.

Son équilibre, Manu l'a trouvé dans ce rapport singulier qu'il entretient avec l'humanité tout entière. Pas vraiment un « homme des cavernes », comme le suggère le pseudo de « caveman » qu'il s'est choisi sur le site… Plutôt un véritable philanthrope.

SOUVENIRS 1

Souvenirs,
souvenirs…

« Les objets que l'on m'achète, aussi beaux soient-ils,
ne m'intéressent pas vraiment. »

« Des fois on se revoit, c'est assez variable. »

SOUVENIRS 2

CRÉDITS

NOIR