C'est koi ce cirque !?

Un cirque en équilibre sur le périph'
Paris, Porte-des-Lilas. Les échangeurs autoroutiers et autres abords du périphérique parisien sont a priori des zones pas franchement accueillantes. Pourtant, il y existe des lieux où la vie culturelle foisonne et draine un public mélangé. La municipalité sollicite des collectifs d’artistes par peur que ces lieux soient occupés par des campements sauvages de roms ou de sans-papiers.
Ainsi, le cirque Electrique et sa troupe d'artistes de tous poils y créent en toute liberté, mixent les codes du cirque traditionnel en jongle ou numéro d’équilibriste avec du post punk rock ou de l'effeuillage façon cabaret, dans la droite ligne des pionniers Archaos ou La Furia del Bauhaus. Rencontre avec celui qui en est à l’origine il y a 20 ans, Hervé Vallée.
 
Navigation

Servez-vous de la flèche de votre clavier vers le bas pour dérouler le reportage.
Le carré rouge cache le sommaire : il vous permet de passer d'une page à l'autre.
Bonne lecture!

La parade

Portraits de groupe

Les Radois

Maria Fernanda

Tétaar

Clapman

Hervé Vallée, l'homme orchestre électrique et éclectique
Rencontre avec l'un des fondateurs. «Dans un cahier, on a toujours besoin d’une marge», Dixit Jean-Luc Godard. Cette marge, Hervé Vallée la cultive depuis 20 ans et la revendique. Objecteur de conscience, il a tout appris aux Arènes à Nanterre grâce à Michel Novak, son directeur. D’ailleurs, celui-ci lui a donné un chapiteau, comme un cadeau initiatique après la transmission d’un savoir. Hervé en a fait le cirque Electrique, baptisé du nom d’une salle à Manchester qui accueillait des groupes punk. Le reste est le fruit des rencontres, des énergies nées d’un réseau éclectique et prolifique. Il n’y a pas d’argent pour acheter des numéros, mais grâce à des convergences d’envies, et des systèmes des co-réalisations, le cirque se réinvente de spectacle en spectacle.
Avec quinze permanents, la structure associative fonctionne à 80% sur ses recettes. La municipalité participe un peu ainsi que la région, sur des projets précis, mais le collectif sait gérer sans. Les aides apportent seulement un peu de beurre dans les épinards.

Rencontre avec un des fondateurs, Hervé Vallée

Valentino Borgino

La roue de la mort

Laurent Fraioli

Dernière répetition

Un joyeux bazar organisé
Dernière répetition. Le spectacle se joue trois soirs par semaine. Avant chaque représentation, l’équipe se réunit pour peaufiner les numéros et recaler quelques détails. Une poursuite qui éblouit un peu trop, un lancement de numéro trop court, tout est balayé dans les conditions du spectacle. Ça rigole, ça râle, ça discute, mais au final, tout le monde se sent fin prêt à attaquer.

Répétition, diaporama sonore

Coulisses

Ça s’échauffe !
Au milieu des chaises et des cartons, chacun essaie de trouver sa place dans cet espace exigu. La mince table à maquillage est vite prise d’assaut, pas de place pour tout le monde. On s’échange les crayons, les fards, chacun à sa technique, son maquillage. Dans un coin, les acrobates se concentrent, s’étirent, s’échauffent. Un appareil à air chaud est poussé à fond pour éviter que les muscles ne se refroidissent avant l’entrée en scène. Dehors le froid est mordant. Avant le spectacle, chacun s’occupe à sa manière, se retrouve au bar, déambule au milieu des premiers spectateurs venus dîner. L’orchestre balance sa musique rock-musette. L’ambiance est déjà électrique…

Coulisses 2

Coulisses 3

Kader, le petit nouveau

Kader, le petit nouveau
Dakar-Paris circus. C’est le dernier arrivé dans la troupe. Prof à l’école du cirque le jour, il balance ses acrobaties énergiques qui font claquer le parquet le soir. Gymnaste de haut niveau, Kader est également un des membres fondateurs de la compagnie Sencirk' qui amuse Dakar depuis 2009.

Kader en piste

Spectacle

Spectacle2

Final